a) La publicité dans la presse

Dès sa création, la presse s’accompagne d’un premier mode de financement : la publicité. Émile de Girardin fait insérer directement dans ses premiers journaux des annonces commerciales, ce qui lui permet de baisser le prix et donc d’augmenter le lectorat et d’optimiser la rentabilité. Cette idée de financement est alors directement copier par les différentes presses : la publicité dans les médias est née. Ainsi, par exemple, la publicité représente 37% des recettes du journal Le Figaro en 1896. C’est alors un moyen de financement très avantageux pour la presse au début du XXème siècle. Lorsque, dans les années 1960, les journaux recevaient l’essentiel des budgets publicitaires et des petites annonces, la publicité représentait jusqu’à 80% du chiffre d’affaires des entreprises. Toutefois, la publicité commerciale et financière s’est développée à la radio, à la télévision et maintenant sur Internet. Alors, la presse ne représente même plus 50% du marché publicitaire (4,8 milliards d’euros sur un total de 11 milliards d’euros). En outre, les petites annonces, essentiellement les offres d’emploi et l’immobilier, ont migré vers les sites Internet spécialisés. Ainsi, en dix ans, les recettes des petites annonces du Figaro sont tombées de 150 à 20 millions d’euros. Les recettes publicitaires dans la presse sont en baisse depuis plusieurs années.

b) La publicité à la radio 

Comme pour la presse, le début de la radio s’accompagne de la publicité radiophonique. Pendant l’entre-deux-guerres, la publicité ne fut jamais formellement autorisée sur les ondes des radios publiques et l’on peut même estimer que leur statut juridique aurait dû leur interdire de recourir à ce mode de financement. Cependant, aujourd’hui la publicité est autorisée sous quelques conditions : les cahiers des missions et des charges de Radio France et de la société nationale de programme en charge de l'audiovisuel extérieur de la France imposent un temps maximum consacré à la publicité. Ainsi, les messages publicitaires sont diffusés dans la limite, pour les programmes nationaux, de trente minutes par jour en moyenne sur l’année. Pour les radios privées locales, le temps maximal consacré à la publicité locale est de 25% de la durée du programme d’intérêt local, hors publicité, par période de 24 heures. 

c) La publicité à la télévision   

La publicité télévisée est officiellement apparue en octobre 1968 sur la première chaîne de l’Office de radiodiffusion télévision française. Aujourd’hui, la publicité est le moyen le plus important pour financer la télévision comme le montre le document ci-dessous. Plus de 35% du financement de la télévision est dû à la publicité. La télévision est le premier média en terme d’investissements publicitaires bruts qui reprend la publicité diffusée dans la presse, à la radio, en affichage, sur les écrans de cinéma et sur InternetCependant, les chaînes télévisées doivent respecter des règles : elles ne doivent pas diffuser plus de 9 minutes de publicité par heure. Pour les chaînes publiques, la publicité est supprimée après 20 heures. Ce document ci-dessous répartie le financement des chaînes de télévision. Malgré une baisse entre 2005 et 2014, la publicité reste le mode de financement le plus important. 

Le financement de la télévision par la publicité

d) La publicité sur Internet 

La publicité en ligne a fait son apparition, en France, en 1998. Elle s’est fortement développée en 2000 et 2001 jusqu’à ce que l’éclatement de la bulle Internet jette un sérieux doute sur la viabilité du modèle économique dominant, fondé sur des prestations gratuites financées par des recettes publicitaires. Le principal avantage par rapport à la publicité traditionnelle est de permettre à l’internaute d’acheter immédiatement en cliquant sur des bannières ou le bandeau publicitaire. Par ses avantages, la publicité sur Internet ne fait qu'augmenter. Ce mode de financement est de plus en plus utilisé comme le montre le document ci-dessous.                                              

Le marché de la publicité en ligne en France