a) La presse

La presse écrite est un type de diffusion d'informations qui s’est développé en Europe à compter du XXème siècle. Comme développé précédemment, la presse payante montre son déclin. Ainsi, la presse s'est adaptée aux nouveaux comportements et choix des consommateurs qui ne veulent plus payer l'information dont ils ont besoin. Cela explique l'apparition des journaux gratuits tels que Métro ou 20 Minutes, qui nous sont distribués à des points de passages stratégiques où les groupes sont sûrs de toucher le plus large public possible (métros, commerces, etc...). Néanmoins, le support d’impression, distribué gratuitement, et la nature de l’information, ont toujours un coût : les annonceurs qui payent pour intégrer leur publicité dans le journal payent très cher leur place. En effet, pour une première de couverture dans le journal 20 Minutes, un annonceur doit débourser plus de 150 000€. Le fait que ce prix soit très élevé s'explique par le fait qu'il s’agisse de l’unique mode de fonctionnement de la presse gratuite quotidienne. De plus, la composition d'un journal gratuit est presque pareil que celle d'un journal payant. La seule chose qui les différencie est peut-être la qualité de l'information. En effet, nous pouvons remarquer que l'information d'un journal payant est davantage détaillée que celle d'un journal gratuit. L’actualité est donc résumée et n’a pas présentée en profondeur. Le niveau de rédaction de la presse gratuite est généralement plus bas et moins littéraire que la presse payante. Il est plus adapté à la lecture dans les transports en commun. Ces journaux gratuits sont plus destinés à un public jeune. Un problème pointe néanmoins le bout de son nez : cette différenciation entre la presse payante dite "meilleure" et la presse gratuite dite "mauvaise" crée une fragmentation intellectuelle. Rajoutons que concernant les journaux gratuits (Métro, 20 Minutes, etc...), seulement 2% des lecteurs considèrent que l’information est de bonne qualité.

b) La radio

La radio est un média dont la demande n'a que très peu variée. En effet, ses habitudes financières et auditives sont sensiblement les mêmes qu'il y a 50 ans (malgré bien évidemment quelques changements). Pour découvrir l'univers radiophonique, nous nous sommes mis dans la peau de chroniqueurs radiophoniques pour faire une émission de radio, à la station d'idFM Radio Enghien. Ayant pour thème le financement des médias, notre émission s'est déroulée autour d'un direct avec un professionnel du monde de la radio avec lequel nous avons discuté du monde radiophonique, entre auditeurs et subventions... Ainsi, pour écouter ce débat, rendez-vous sur ce lien : http://www.idfm98.fr/atelier-de-journalisme-financement-medias/ . Vous y découvrirez le podcast et un petit descriptif.

c) La télévision

La télévision compte plusieurs types de télévision gratuite qui n’ont pas le même sujet. Prenons l'exemple de France 2 qui est une chaîne généraliste du secteur public offrant une programmation diversifiée destinée à atteindre un large public. Son ambition est de réunir tous les publics autour d'une offre large et variée, nourrie par l'événement et la création cinématographique et audiovisuelle française et européenne. La chaîne joue également un rôle majeur en matière d'information et d'évènements sportifs. C'est le système qu'a développé le groupe France Télévisions. De la même façon, France 3, qui est une chaîne de proximité nationale à vocation régionale et locale, favorise le lien social et le débat citoyen en proposant des programmes d'information. Sa programmation est fortement marquée par la volonté de refléter la diversité de la vie économique, sociale et culturelle en région à travers des magazines, des documentaires et des fictions originales. Cette télévision gratuite est différente de la télévision payante, davantage tournée vers les loisirs comme le cinéma. En effet, elle réussit à capter la population grâce au fait qu'elle diffuse des programmes intéressants, diversifiés et polyvalents. Enfin, comprenons bien que tout ce que nous ne payons pas directement, est en réalité en grande partie financé par nos impôts et/ou la publicité.